Préambule : je ne fais en aucun cas de la politique par le biais de ce post. Je suis peut-être gauche avec mes mots, mais loin de moi l'idée d'offenser quiconque... ceci est juste mon avis. J'ai d'ailleurs hésité à publier ce post.
Il y a quelques années, la Suisse a voté pour l'acceptation de l'interruption de grossesse volontaire. A cette époque, je n'avais pas le droit de vote. Mais je me rappel très bien de ce dimanche de votation. Si j'avais pu, pour des raisons privés et de religion, j'aurai voté contre.
Encore l'autre jour, nous avons eu une discussion vive sur le sujet avec des collègues. L'un prétendant que c'était inutile de garder un enfant si on le savait malade. D'autre comme moi, nuançait clairement la chose.
Récemment, un couple d'ami, puis maintenant un deuxième, ont vécu/vivent des choses très difficiles avec leur grossesse. Je ne vais pas m'étendre plus longtemps sur le sujet ici, mais pour moi, je restais fermement contre l'avortement et je trouve admirable d'avoir pris le choix de laisser vivre cette enfant malade.
Je me rappel que lors de ma grossesse, je n'ai pas voulu faire les test de trisomie proposé. Déjà, pas une fois je m'étais posé la question d'une maladie ou malformation. Naïvement je pensais qu'une fois les trois premier mois passés, mon enfant serait beau, intelligent et aurait tout pour lui. Mais là n'est pas le sujet.
Et puis la Télévision Suisse a eu la bonne idée de faire un reportage sur le sujet. Diffusé dans l'émission "Temps Présent", (pour les personnes intéressées, vous trouverez le lien
ici, je vous le recommande).
J'ai alors découverts des femmes qui ne faisaient pas ça de manière légère. Chacune de ses femmes souffraient. Elles vivent des situations complexes et compliqués. Pour moi, l'avortement s'apparentait surtout à des jeunes filles qui ne s'étaient pas protégées (je n'ai que 25 ans et je ne sais pas encore tout de la vie...). Le reportage nous montre autre chose.
Ce qui m'a aussi frappé, c'est le rôle du père. Ou plutôt leur absence. Un bébé se fait à deux et pourtant bien souvent ses femmes devaient faire face toute seule. Une racontait qu'elle ne pouvait pas garder ce bébé (son 3e) car le papa ne participe absolument pas à la vie de la famille, ni ne fait l'effort de chercher un travail. Même pour la décision d'interrompre la grossesse, il a lâchement laissé ça femme s'occuper de tout. Y compris de prendre sur elle la culpabilité.
Là où la situation est bien triste, c'est que les femmes qui sont présentes pour une IVG côtoient celles qui sont là pour avoir un bébé. Ces femmes qui attendent depuis tant d'année...
A travers ce reportage, j'ai vraiment compris que chaque situation est différente, chacun a sa vie et on ne fait pas toujours comme on veut...
Je ne crois pas que je suis pour l'avortement, mais ce qui est sur, c'est que je ne jugerai jamais personne. Je ne les jugeaient d'ailleurs pas avant non plus. Mais j'ai quand même appris a nuancer les choses.